Bilan et perspectives de la coopération suisse en Tunisie 2025-2028
jeudi 17, avril 2025
La 14ème réunion annuelle du Comité de pilotage du programme de la Coopération suisse en Tunisie s’est tenue le 16 avril 2025. Elle réunissait notamment Lotfi Fradi, Chef du cabinet du ministre de l’Économie et de la Planification, et Josef Renggli, Ambassadeur de Suisse en Tunisie. Cette réunion avait pour objectif de faire le bilan de la coopération bilatérale 2021-2024 et de présenter la nouvelle stratégie pour la période 2025-2028.
Le programme précédent (2021-2024) s’articulait autour de trois axes principaux : développement économique, gouvernance et migration. Plus d’une soixantaine de projets ont été réalisés, générant près de 30 000 emplois. Tout en mobilisant environ 200 millions de dinars tunisiens (TND) sous forme de dons.Bilan 2021-2024
Quelques résultats marquants incluent :- La formation professionnelle : 38 partenariats avec le secteur privé; 34 offres de formation dans 12 secteurs; bénéficiant à 7 000 jeunes avec un taux d’insertion de 75 %.
- L'efficacité énergétique : audits réalisés dans les bâtiments de 350 communes, bases pour de futurs investissements.
- Le tourisme durable : création de Destination Management Organisations (DMO). Soit environ 1 000 emplois créés et20 % d’augmentation des visiteurs dans la région du Dahar.
- Les produits du terroir : 2 000 emplois créés (80 % pour des femmes); 124 nouveaux produits certifiés générant plus de 21 millions de TND.
- Le développement local : 109 projets socio-économiques; désenclavement de 17 villages; amélioration de l’accès aux services sociaux de base.
Nouveau programme 2025-2028
Par ailleurs, le programme 2025-2028, élaboré en concertation avec les partenaires tunisiens, est mis en œuvre conjointement par trois offices fédéraux suisses : la Direction du développement et de la coopération (DDC); le Secrétariat d’État à l’économie (SECO); et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM). Il vise deux objectifs étroitement liés :- La prospérité : promouvoir un développement économique durable et résilient; soutenir les réformes macroéconomiques favorables aux affaires et à la compétitivité des entreprises; tout en intégrant les défis climatiques.
- La stabilité : renforcer la cohésion sociale et la paix sociale via un développement social inclusif. Et ce, en appuyant la société civile, le dialogue entre secteurs public et privé, le développement territorial et l’accès équitable aux services de base de qualité.