Don d'organes : 19 dons pour 52 greffes face à 1600 patients en attente
samedi 7, décembre 2024
Selon elle, le projet se compose de deux parties principales. La première concerne les activités de sensibilisation et d'éducation d'aujourd'hui sur le don et la transplantation d'organes, mettant l'accent sur l'instauration d'une culture du don dans l'esprit des citoyens tunisiens.
Karima Battikh a noté que la police technique et scientifique est présente aujourd'hui lors de l'événement pour faciliter l'ajout du mot "donneur" sur la carte d'identité nationale pour ceux qui le souhaitent.
Quant à la seconde partie du projet, elle inclut la préparation, l'achat et la fourniture d'équipements nécessaires pour les hôpitaux impliqués dans le transport et la transplantation d'organes.
Par exemple, des équipements ont été fournis par le biais de la Banque mondiale en Tunisie au profit de l'hôpital de Mahdia, qui s'occupe du transport des organes, pour un montant de 45 000 dinars. De plus, des plans sont en cours pour équiper six salles d'opération à l'hôpital Charles-Nicolle.
Par ailleurs, le Pr Jalel Eddine Ziadi, chirurgien cardiovasculaire et directeur général du Centre national de promotion de la transplantation d’organes (Cnpto), a abordé la question du don d'organes en Tunisie, en mettant l'accent sur les statistiques et les défis liés à ce domaine. Il a fait savoir que le nombre de dons d'organes varie d'une année à l'autre, dépendant principalement des dons effectués par des personnes décédées par mort cérébrale.
En effet, en 2023, 19 dons ont permis de réaliser 52 greffes d'organes, ce qui reste insuffisant face à la demande croissante. Actuellement, environ 1600 personnes attendent une greffe rénale, tandis que 100 autres personnes attendent pour un foie (50) et pour un cœur (50).
Le directeur insiste sur l'importance de sensibiliser la communauté à la culture du don d'organes, en collaborant avec des leaders religieux pour transmettre des informations précises lors des prêches. Il mentionne également que le nombre total de donneurs potentiels en Tunisie est d'environ 15 000, mais cela reste faible comparé aux besoins urgents exprimés par les patients en attente.
En somme, ce contexte met en lumière le besoin de promouvoir le don d'organes comme un acte communautaire essentiel pour sauver des vies.