L'invisible en danger : réveillons-nous pour les femmes malvoyantes et malentendantes victimes de violence
jeudi 21, novembre 2024
Soukeina Bouraoui, Directrice Exécutive du Centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR),[/caption]
Une étude qualitative a été menée, incluant des entretiens semi-directifs et des groupes de discussion, afin de recueillir des données sur leurs expériences. Les résultats ont révélé que les femmes malvoyantes et malentendantes souffrent d'une discrimination sociale accrue et d'une exclusion systématique.
Soukeina Bouraoui, Directrice Exécutive du Centre de la Femme Arabe pour la Formation et la Recherche (CAWTAR), a souligné l'absence de données quantitatives précises sur le nombre de femmes malvoyantes et malentendantes victimes de violences.
Elle a déclaré : "Je ne peux parler que de la souffrance de ces femmes-là. Parmi les populations vulnérables, les femmes constituent une population vulnérable, et les femmes handicapées constituent encore plus une population vulnérable. "
Soukeina Bouraoui a également insisté sur le fait que la société civile fait ce qu'elle peut, mais ne peut pas remplacer les structures nécessaires pour protéger ces femmes.
Pour améliorer la situation, elle a proposé plusieurs recommandations :
- Une sensibilisation accrue : informer le public sur la situation des femmes porteuses de handicap.
- L'amélioration des infrastructures : adapter les lieux d'accueil pour garantir leur accessibilité.
- La formation du personnel : former les travailleurs sociaux et le personnel des centres pour mieux comprendre et répondre aux besoins spécifiques de ces femmes.
- Une coopération locale : encourager le travail collaboratif entre différentes parties prenantes, y compris les ministères et les associations.