FMI : une "montagne" de dette, de protectionnisme et de croissance anémique menacent l'économie mondiale
vendredi 18, octobre 2024
Une croissance atone
En outre, le FMI constate que la croissance économique n’est pas à la hauteur de ce dont les pays ont besoin pour créer des emplois, assurer le service d’une dette importante et répondre à d’énormes besoins d’investissement, y compris la transition vers les énergies propres.
Mme Georgieva a prononcé son discours alors que les ministres des Finances et les chefs de Banques centrales de près de 200 pays, dont la Tunisie, se préparent à se rencontrer à Washington durant la semaine du 21 octobre 2024 pour les réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale.
Elections américaines
Le double sommet a lieu moins de deux semaines avant l’élection présidentielle américaine cruciale entre l’actuelle vice-présidente, Kamala Harris, et l’ancien président, Donald Trump. Les électeurs américains placent l'économie au premier rang de leurs préoccupations, en particulier la hausse des prix provoquée par une vague inflationniste qui a été la pire depuis quatre décennies. Avant qu'elle ne soit maîtrisée par la hausse des taux de la Réserve fédérale.
Bien qu'il ait salué l'action de la Fed dans la lutte contre l'inflation, le FMI s'est montré particulièrement critique ces derniers mois à l'égard des États-Unis, son principal actionnaire. En juin, il a mis en garde l’administration Biden contre les déficits trop importants, l’impact d’un endettement excessif et les dangers des politiques commerciales de plus en plus agressives de Washington.
Le FMI publiera mardi 22 octobre une mise à jour de ses Perspectives économiques mondiales. Il prévoyait en juillet une croissance mondiale de 3,2 % cette année et de 3,3 % l'année prochaine.
De son côté, Bloomberg Economics prévoit cette semaine que le PIB mondial augmentera de 3 % cette année et s’accélérera pour atteindre 3,2 % en 2025.