Nabil Ammar : "Préserver la souveraineté et renforcer les partenariats dans un monde en mutation"
mercredi 31, juillet 2024
"Un tel système révèle au grand jour les tendances néocoloniales et racistes qui maintiennent la domination, l'arrogance et l'exploitation économique brutale".Concernant la cause palestinienne, Nabil Ammar souligne que “cette épreuve dramatique que les Palestiniens endurent, ainsi que la subjectivité démontrée par certains médias à travers le monde mettent clairement en lumière la politique de « deux poids, deux mesures ». Ce malaise qui gangrène le système des relations internationales se manifeste par la condamnation des victimes, la défense des oppresseurs et le soutien à ceux qui commettent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Un tel système révèle au grand jour les tendances néocoloniales et racistes qui maintiennent la domination, l'arrogance et l'exploitation économique brutale". Et de poursuivre : "Nous réaffirmons ainsi notre position constante de soutien au peuple palestinien dans son droit légitime et inaliénable à récupérer ses droits nationaux, notamment son droit à établir un État indépendant et complètement souverain sur tout son territoire, avec Jérusalem comme capitale. Nous appelons tous les pays amis à accélérer la reconnaissance officielle de l'État de Palestine et à soutenir son adhésion en tant qu'État à part entière à l’Organisation des Nations unies”. Il rappelle qu’en décembre 2018, l'Organisation des Nations unies a adopté la Convention mondiale pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, affirmant le droit souverain des États à définir leurs politiques nationales en matière de migration conformément au droit international. Cette convention consacre également la responsabilité partagée dans la gestion des migrations irrégulières. La Tunisie a signé cette convention et la considère comme une référence essentielle pour initier un véritable processus de coopération internationale, visant à traiter de manière globale les causes profondes de la migration irrégulière, tant sur le plan du développement que sur le plan juridique. L'objectif est d’atténuer l’ampleur de ce type de migration et de lutter contre les phénomènes graves qui y sont associés, notamment le trafic de personnes. Sur cette base, la Tunisie poursuit ses efforts pour sécuriser ses frontières terrestres et maritimes dans le respect des règles du droit international. Elle renouvelle également son engagement à refuser d'être une plateforme de transit ou un lieu de résidence temporaire ou permanente pour les migrants irréguliers.
"Nous souhaitons souligner que la Tunisie ne se reconnaît aucunement dans les démocraties auto-proclamées qui ont soutenu et applaudi les crimes de guerre et leurs auteurs jusqu’à une période récente".Nabil Ammar ajoute : “Nous souhaitons souligner que la Tunisie ne se reconnaît aucunement dans les démocraties auto-proclamées qui ont soutenu et applaudi les crimes de guerre et leurs auteurs jusqu’à une période récente. Il convient également de rappeler qu’encore en 1931, dans certaines des plus grandes villes du monde, des foires et des jardins zoologiques tenaient des expositions d'êtres humains, majoritairement africains, soumis à des expérimentations médicales par les institutions scientifiques de l'époque. Nous nous employons, par ailleurs, à améliorer nos efforts, approches et méthodes de travail afin de nous rapprocher de nos citoyens résidant à l'étranger. Nous sommes engagés à leur fournir le soutien requis partout où ils se trouvent, à approfondir nos liens et notre communication avec eux, et à les encourager à participer à toute action collective organisée. Nous cherchons à tirer profit de leurs expériences, ainsi que de leurs réseaux professionnels et personnels, pour transmettre le message de la Tunisie, renforcer son image et soutenir ses efforts pour atteindre les objectifs nationaux. Face au phénomène de la migration des compétences et de la main-d'œuvre qualifiée, le ministre des Affaires étrangères estime important de faire une évaluation objective des relations avec nos partenaires. Il est impératif de prendre en considération l’impact de la migration de nos ressources humaines à l’étranger sur notre économie et ses retombées sur l’effort de développement national, ainsi que les avantages comparatifs qu'elle génère pour les pays hôtes. Il conclut : “Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l'étranger s’attelle activement, sous la direction du président Kaïs Saïed, à revitaliser la diplomatie tunisienne afin qu'elle soit proactive, efficace et respectée dans son environnement régional et international. Notre département accorde une importance cruciale aux dimensions culturelle, nationale, économique et de développement de notre politique étrangère, œuvrant pour qu’elle soit en parfaite harmonie avec nos principes fondamentaux, tout en tenant compte de la situation difficile que traverse le monde”. [gallery size="large" ids="573694,573695,573697,573698,573700,573701,573705,573706,573709,573710,573711,573712,573713,573715,573716,573717,573718,573719,573720,573721,573722,573723,573724"]