La récente victoire des travaillistes en Grande-Bretagne et du Nouveau Front Populaire en France marque un recul significatif pour le populisme, la xénophobie et la haine en Europe. Tel est le constat de l'analyste politique et ancien ambassadeur Elyes Kasri via sa page Fb.
Il part du constat que les pays de la rive sud de la Méditerranée, parfois tentés par ces sentiments négatifs, devraient tirer des leçons éthiques et géopolitiques de ces événements, notamment en ce qui concerne le traitement des migrants subsahariens.
Vous trouverez ci-dessous le post Fb d'Elyes Kasri.
"La récente victoire des travaillistes en Grande-Bretagne et celle du Nouveau Front Populaire en France, représentent un revers de taille pour la bête immonde du populisme, de la xénophobie et de la haine de l'autre en Europe.
La rive sud de la Méditerranée qui a semblé céder, à certaines occasions, aux mauvais instincts de la haine, de la xénophobie et de la déshumanisation de l’autre, surtout s’il s’agit de migrants subsahariens en quête d’une deuxième chance, gagnerait à en tirer les enseignements éthiques et géopolitiques.
Que la récente escalade de la violence contre nos ressortissants en Europe nous serve de rappel de la maxime du philosophe Emmanuel Kant d'ériger nos propos et actions en valeurs universelles et traiter chaque migrant subsaharien en quête d’une deuxième chance, ou le plus souvent d’un transit à partir de la Tunisie, comme nous souhaiterions que nos filles et fils soient traités en Europe".
En somme, tout cela nous amène à dire que la récente augmentation de la violence contre les ressortissants de ces pays en Europe rappelle l'importance de suivre la maxime de Kant en traitant chaque migrant comme nous voudrions que nos propres enfants soient traités à l'étranger.