Controverse autour de l’accord de siège du Fonds du Qatar en plénière à l'ARP
mardi 26, mars 2024
En outre, ils mettent en garde contre les privilèges prévus par ledit accord qui, affirment-ils, « servent l’intérêt du Fonds qatari au détriment de l’intérêt national ». A titre d'exemple, citons : le droit de posséder des terrains sans l’accord préalable des autorités tunisiennes, l'emploi d'étrangers et le transfert d’argent en devises vers des pays étrangers sans aucune condition ou restriction.
Ces organisations considèrent également que cet « accord colonialiste » a été conclu entre le gouvernement de la Troïka dirigé par Ennahdha et le Fonds qatari le 12 juin 2019. Mais qu'il a été rejeté par la société civile et un grand nombre de députés.
A cet égard, notons que le 6 juillet 2021, 30 députés dont la présidente du parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, avaient déposé un recours auprès de l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de loi (IPCCPL) contre le projet de loi sur l’adoption d’une convention avec le Fonds de développement qatari en Tunisie.