L'idée de faire une extension de l'aéroport de Tunis-Carthage sur l'actuel site fait polémique entre les pour et les contre. D'où la question : faut-il ou non la faire ? Pour une bonne partie des citoyens, cela ne pose pas de problème, du moment que l'aéroport existe depuis 1972 avec une extension en 1997 pour couvrir une superficie de 820 hectares. Il est composé de deux étages (départs et arrivées), est doté d’une capacité d’accueil de 4,4 millions de voyageurs par an (soit 35,98% du trafic total des aéroports du pays).
Toutefois, pour d'autres, l’idée de le délocaliser semble la solution appropriée, comme l'a fait savoir l'économiste Moez Joudi via son post Fb. Il estime que "l'aéroport de Tunis-Carthage doit être complètement délogé, à l'extérieur de la capitale, vers le nord dans une zone côtière, en l'occurrence dans le cadre d'une nouvelle zone logistique moderne et intelligente. Idem pour le stade d'El Menzah qui doit être ou bien refait entièrement ou bien délogé dans une nouvelle cité sportive vers le nord de la capitale également".
Il précise dans ce contexte : "La nouvelle zone logistique et la nouvelle cité sportive conjuguées à un projet de construction d'une nouvelle capitale administrative intelligente et green peuvent constituer des grands projets capables de relancer les investissements publics et privés tout en donnant un autre visage à la capitale et en décongestionnant le centre-ville. Privatiser la RNTA et une des trois banques publiques peut constituer une source de financement de ces projets publics avec en appui des levées de fonds au niveau international, notamment des Green bonds en introduisant une dimension green dans ces projets".
Cela dit, pour bien faire le choix, il est important de recourir aux entreprises BTP ainsi qu'aux bureaux d'études tunisiens, qui sont, selon lui, les meilleurs au niveau de la région et du continent! "Leur savoir-faire n'est plus à démontrer ou à prouver! Il faut absolument les impliquer dans ces grands projets tout en signant des contrats fiables avec eux et en tâchant de respecter les engagements des deux côtés", conclut-il.
Délocaliser ou non, avec une bonne organisation et un personnel présent, la capacité du trafic total des aéroports pourrait atteindre 95%.
Par conséquent, pourquoi chercherait-on à
délocaliser l’aéroport de Tunis-
Carthage alors que tous les moyens – ou presque – existent pour en faire un grand aéroport, en tout cas un aéroport respectable ?