La Tunisie doit adapter ses lois au droit international, plaide Haykel Ben Mahfoudh
samedi 6, janvier 2024
Photo : page du ministère des Affaires Étrangères[/caption]
Il a également affirmé avoir la conviction que l'indépendance est un élément essentiel de son travail en tant que juge, soulignant que l'indépendance par rapport à son pays est évidente et ne pose aucun problème, la Tunisie étant, selon lui, un pays qui respecte l'indépendance du pouvoir judiciaire.
" En tant que juge, je ne représente pas la Tunisie mais plutôt l’humanité dans son ensemble et les 123 pays membres de cette cour", a-t-il ajouté.
Pressions sur la Cour pénale internationale
Il a expliqué que le concept d'indépendance se définit en lien avec les pressions extérieures exercées sur la Cour pénale internationale par certains pays non membres qui ne voient pas l'intérêt d'avoir un juge arabo-tunisien à la Cour, voire remettent en question l'existence même de la Cour, considérant qu'elle agit contre leurs intérêts et leur influence dans de nombreuses régions.
Haykel Ben Mahfoudh a, à cet effet, souligné l'importance d’être conscient de ces pressions et de préserver l'indépendance et la neutralité en tant que juge, tout en travaillant sur la crédibilité des décisions de la Cour dans toutes les affaires et procédures, résultat d'une cohérence et d'une harmonie dans le travail.
A la barre dès mars 2024
Il a affirmé qu’il prêtera serment en mars prochain (2024) avant de prendre ses fonctions dans l'une des chambres, à savoir la chambre préliminaire, la chambre de première instance et la chambre d'appel. Il a ajouté que la présidence de la Cour est chargée de nommer les nouveaux juges dans ces différentes chambres.
Ont assisté à la cérémonie des professeurs de droits, des doyens, en plus de ministres et responsables à la présidence du gouvernement et aux ministères des affaires étrangères et de l’enseignement supérieur.
Les invités ont exprimé leur fierté de l’élection de Haykel Ben Mahfoudh à la cour pénale ce qui contribuera au rayonnement de la Tunisie à l’échelle scientifique et académique et renforcera sa présence dans les grand rendez-vous internationaux.
La directrice de cabinet du chef du gouvernement, Samia Charfi, a, à cette occasion, invité universitaires et chercheurs à postuler pour des postes dans les différentes structures internationales scientifiques et académiques affirmant que la présidence du gouvernement appuiera toutes les candidatures et en assurer le suivi.