13 août - Acquis fragiles : la lutte pour les droits des femmes en question
dimanche 13, août 2023
Selon Kerim Bouzouita, anthropologue et analyste en stratégie et communication politiques, la réponse est oui. Tout en soulignant: "Simone de Beauvoir disait que les droits ne sont jamais acquis et que nous devrions rester vigilantes toute notre vie pour les défendre. Bien que le cadre juridique tunisien dépasse largement les normes régionales, il ne parvient pas à appréhender la complexité sociale de l'égalité des droits et des opportunités. Toutes les lois résultent de rapports de forces et de dominations. Les rapports de domination et les inégalités peuvent être évalués à travers quelques indicateurs clés".
En premier lieu, il s'agit d'une question de représentation. Historiquement, ce sont les hommes qui ont légiféré en raison d'un rapport de domination en leur faveur. Mais avons-nous assisté à un changement réel ? Il suffit de jeter un coup d'œil à la composition des instances décisionnelles pour constater que les femmes restent sous-représentées dans des domaines clés tels que le Parlement, le gouvernement et la haute fonction publique.
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Les femmes tunisiennes, qu'elles soient femmes au foyer, dirigeantes d'entreprises, politiciennes ou exerçant des postes traditionnellement masculins, de même que les femmes rurales et agricultrices, doivent se réveiller. Quel que soit leur statut ou leur niveau d'éducation, elles doivent reprendre le flambeau, car, comme on le dit souvent, rien n'est jamais acquis. La lutte continue...