L'économie du sport, entre enjeux et opportunités
vendredi 11, novembre 2022
Le sport n’est plus seulement un moyen de divertissement, mais bel et bien un instrument d’influence géopolitique ainsi qu’une véritable économie. Aujourd’hui, si on prend l’exemple de l’Afrique, l’économie du sport ne représente que 0,5% du PIB africain.
Qu’en est-il pour la Tunisie? Tel est le débat lancé hier lors des "Rencontres de Tunis" organisées par Konrad Adenauer et Sigma Conseil pour leur 62e édition sur l'économie du sport et son impact macroéconomique. Même si ce secteur est plein de potentiel, cela n’empêche que l'économie du sport représente à l'échelle mondiale près de 1000 milliards de dollars, soit environ 1% de l'économie mondiale. Elle représente jusqu'à 2% de l'économie de certains pays industriellement développés. La question réside dans la participation du sport au développement économique du pays. Seulement 10.6% des sondés pensent que le sport de haut niveau participe le plus au développement économique du pays. Ce qui veut dire que ce potentiel n’est pas encore vraiment exploité. Et là, on note trois pistes. La première, c’est de travailler sur la perception du sport comme étant un produit de développement économique lors de l’organisation des grands événements et ne pas le considérer comme un loisir. Pour cela, la deuxième piste met l'accent sur l'importance d'améliorer la visibilité médiatique. Ce qui entraîne un impact positif sur le tourisme. Ainsi, la troisième piste demande l'appui des dirigeants de fédérations et de clubs, et même des joueurs, pour qu’ils comprennent l’impact sur le tourisme en Tunisie. Et le meilleur exemple qui peut être donné est celui de notre ambassadrice tunisienne Ons Jabeur qui, grâce à sa persévérance et sa volonté, maintient son très bon classement WTA. Ainsi parmi les athlètes tunisiens ayant le plus redoré l’image de la Tunisie à travers leur parcours professionnel, on trouve que 79.9% placent Ons Jabeur en tête du classement, suivie de Oussema Mellouli 50%.
S’ils veulent réussir dans ce domaine, ils doivent penser à la formation, au sponsoring et au marketing sportif, aux droits de retransmission audiovisuelle et en ligne, aux infrastructures et équipements sportifs.