Sécurité des smartphones: quelles sont les plus grandes craintes des Tunisiens ?
vendredi 25, décembre 2020
Alors que rien qu’au 3e trimestre 2020, dans le monde, Kaspersky a bloqué plus de 16 millions d’attaques perpétrées contre des mobiles, l’entreprise leader en cybersécurité, a réalisé avec le cabinet d’études Immersion une enquête exclusive sur la perception de la sécurité des smartphones en Tunisie.
Comment les Tunisiens protègent-ils leurs smartphones ? Quels sont leurs usages les plus courants avec leurs appareils ? Quelle perception ont-ils de la sécurité de leurs mobiles ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles Kaspersky apporte un éclairage inédit à travers une enquête nationale sur la sécurité des smartphones en Tunisie. Réalisée en partenariat avec le cabinet Immersion, l’étude a été effectuée du 2 au 14 novembre auprès d’un échantillon de 521 tunisiens, interrogés par le biais des réseaux sociaux. L'enquête de Kaspersky et Immersion révèle que les plus grandes craintes des Tunisiens sont le piratage de leurs réseaux sociaux (58%), le vol de photos et vidéos à caractère personnel depuis les réseaux sociaux (49 %), suivi de l'espionnage à distance via la caméra de l'appareil (37 %).26 % des Tunisiens ne protègent pas du tout leurs mobiles
Plus de sept personnes interrogées sur dix (74 %) indiquent protéger leurs appareils des intrusions "physiques" extérieures (vol de smartphone, compromission d’informations par accès physique). En effet, les principales mesures de protection pour éviter l’accès au téléphone par un tiers sont le déverrouillage par empreinte digitale (68 %), le mot de passe (43 %) et l’écran anti-compromission (56 %). On constate d’ailleurs que certains répondants utilisent plusieurs facteurs de protection. La reconnaissance faciale est, quant à elle, utilisée par 26 % des sondés. L'usage d'un antivirus reste largement minoritaire. Seuls 13 % affirment y avoir recours. Cela montre notamment que la prise de conscience concernant "la menace en ligne" est moindre par rapport à "la menace physique" liée au vol de l’appareil par exemple. Autre signe que la sensibilisation au rôle de la sécurité est encore insuffisante : trois internautes sur quatre déclarent utiliser le même mot de passe pour leurs différents logiciels et applications. Par ailleurs, 18 % des Tunisiens n'effectuent aucune mise à jour de leurs smartphones. 30 % indiquent ne pas savoir si ces mises à jour sont réalisées. La tendance est toutefois un peu moins prononcée dès qu'il s'agit des applications : 68 % des personnes interrogées affirment procéder à leurs mises à jour.Félix Aimé, chercheur en cybersécurité chez Kaspersky explique que "au-delà des "cyberattaques classiques" à des fins financières, beaucoup peuvent également être attirés par l’espionnage, le harcèlement ou le "stalking" pour connaitre tous les faits et gestes de la victime. D’ailleurs, ce phénomène a explosé ces dernières années. C’est ce qui a entraîné la création de la Coalition contre les stalkerwares. De mon côté, j’ai d’ailleurs lancé un outil à destination des ONG et des associations de protection des victimes pour permettre de détecter ce type de logiciels espions.""Les principales mesures de protection pour éviter l’accès au téléphone par un tiers sont le déverrouillage par empreinte digitale"