Tunis : comment la Saint-Valentin est vécue dans certains commerces ?
samedi 15, février 2020
La fête des amoureux et des commerces. Mais pas tous apparemment. "La fête des amoureux, la Saint-Valentin, c’est pour les fleurs et les parfums pour l’essentiel. Les amoureux ne portent pas de chaussures", ricane un gérant d’une boutique de l’Avenue de Paris. Reportage.
Vendredi 14 février 2020. Il est 11 heures sur l’Avenue Othmane Ibn Affène, à El Menzah 6. La boutique de Noureddine Bechini (notre photo) et Sadok Amroussi ne désemplit pas. Chez "Fleurs des frères", les clients se bousculent souvent venus dans des véhicules pour acheter des bouquets de fleurs.
Roses, œillets, violettes, églantines,… Noureddine et Sadok, les maîtres des lieux, ont décoré comme jamais leur boutique. En prenant soin de proposer à la vente des bouquets de toutes les tailles. "A chacun ses moyens", sourit un employé qui discute le prix avec une cliente.
Côté prix, Noureddine ne cache pas le fait que les prix des fleurs ont augmenté. Sans doute du fait que les fleurs sont pour l’essentiel importées du Kenya, d’Egypte,… "Outre le manque de fleurs au niveau local, elles ne sont pas toujours de bonne qualité", assure-t-il.
Noureddine s’est du reste bien préparé pour la Saint-Valentin. Il a commandé sa marchandise depuis un peu plus d’une semaine. Les fleurs, mais aussi des accessoires pour bien décorer les produits. Avec trois fois la quantité commandée en période habituelle.
Et en ce jour de la Saint-Valentin, Noureddine et ses employés s’emploient à soigner les bouquets. Comme il faut faire vite pour « ne pas laisser attendre les clients qui veulent ne pas trop tarder, histoire de ne pas gêner la circulation et laisser la place aux autres ».
Un peu plus haut et au niveau d’une grande surface avoisinante, une employée est chargée de faire des paquets avec du papier cadeau. Du papier, des ciseaux et du fil rouge, et voilà les paquets bien présentés à leur destinataire.